15. Reproduction et instinct

8/08/25

 9H03

J’ai parlé du lien à soi, du lien aux animaux…
Il est temps de parler des liens aux autres.

Quel premier lien l’humain expérimente-t-il en arrivant sur Terre ?
Celui qui dès son premier cri lui fait ressentir l’inter-dépendance à l’autre ?
Celui dont il devra apprendre à se détacher pour grandir seul ?

La famille, évidemment.
Le premier lien, de fait, de sang, de nom.

Que le terme de famille soit associé ou non avec la question affective, la descendance, la transmission génétique, biologique existe.

J’aborde dans ce chapitre la question du lien de sang, physique, matérielle.

Nous parlerons peut-être plus tard de la famille qu’on se crée. D’ailleurs, la sémantique est pertinente : on se “crée” une famille, on cherche à attribuer des liens aussi forts que celui du sang à d’autres personnes non issues de la même lignée.

La famille, donc.
L’ascendance qui engendre la descendance.
Les générations.
 

Prenons l’histoire par le début.

Pour créer un être humain, il faut un ovule et un spermatozoïde.
D’ailleurs, j’ai récemment appris dans une étude (1) que contrairement aux idées reçues, c’est l’ovule qui choisit son spermatozoïde, ce n’est un rien le méga champion tétard qui comme trophée gagne le droit de féconder l’ovule. Cela aura son importance quand j’aborderai la question du couple.

Il faut du biologique, du fluide, de l’organique, pour fabriquer un sujet fait de chair et de sang.
Issu de deux autres êtres différents, équipés chacun du matériel conçu à cet effet.
Un mâle et une femelle.
Un couple pro-créateur.
Pas de bébé sans mâle, pas de bébé sans femelle.

La nature a fait qu’il nécessite d’aller chercher chez un autre être ce que nous ne possédons pas pour nous reproduire.
Cela impose en amont une rencontre entre ces deux opposés.
Une rencontre physique.

La rencontre pourrait simplement être à l’échelle microscopique, dans un laboratoire pour aider à la Procréation Médicale Assistée, où seuls les ingrédients biologiques sont mis en présence l’un de l’autre, en attendant que la chimie opère.

Mais déjà à ce stade-là, pourquoi certaines associations de matière complémentaire prennent et d’autres non ?
Pourquoi certains couples n’arrivent pas à fabriquer d’enfants?
Pourquoi avec certains partenaires cela fonctionne et pourquoi avec d’autres cela ne fonctionne pas ?
 

Ce que je m’apprête à exposer est ma propre théorie, ma propre vérité.
J’invite chaque lecteur à s’interroger lui-même, et pourquoi pas venir me partager ses réflexions…

À cette étape de mon récit, je reste encore au niveau physique, sans aucune considération psychologique.
Dans la nature, les animaux se reproduisent dans le but de perpétuer l’espèce. La loi de la nature ayant déjà fait son œuvre en sélectionnant les individus en capacité d’atteindre l’âge de la reproduction, seules les “meilleures” bêtes, représentantes optimales de l’espèce, se reproduiront.

Par ailleurs, les futurs reproducteurs sont naturellement, instinctivement, via des facteurs hormonaux, attirés vers les individus les plus éloignés de leur capital génétique, afin d’éviter toute consanguinité.
Chez les animaux, pas de suivi généalogique, pas de patronyme, seulement l’instinct pour amener vers leur meilleur opposé, celui qui garantira la diversité de l’espèce.

Chez les animaux, pas de plan B si la chimie n’opère pas.
C’est que ça ne devait pas se faire entre ces deux individus.
Point.

Rapporté à l’animalité de l’être humain, rien n’est bien différent à mes yeux.
Dégagés de toute considération sociétale et psychologique, nous sommes bassement et instinctivement attirés vers les êtres opposés à nous.
La consanguinité entraîne des troubles génétiques, et avec eux le cortège de symptômes tels la cécité, la déficience intellectuelle, des malformations des membres, de risques accrus de diabète, de cancer… Bref, de quoi faire mourir une espèce à petit feu.

Vous me voyez venir, n’est-ce pas ?


[1] Chemical signals from eggs facilitate cryptic female choice in humans, John L. Fitzpatrick, Charlotte Willis, Alessandro Devigili, Amy Young, Michael Carroll, Helen R. Hunter and Daniel R. Brison  https://royalsocietypublishing.org/doi/10.1098/rspb.2020.0805

 



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