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Affichage des articles du avril, 2026

26. Alzheimer et dépendance

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 28/08/25 9H04 Je ne vous ai pas encore parlé de ma Mamie. Marie. Elle illustre de son beau sourire l’ouvrage “Vieillir chez soi”. Le livre de sa petite-fille. Et pourtant, Marie ne sait plus qui est Aurélie Aulagnon. Alzheimer a décidé de lui grignoter ses souvenirs. Papi et Mamie formaient un couple soudé, uni, complémentaire. Leur amour était sincère, et il existait un respect incroyable entre eux. Ils étaient l’illustration à mes yeux de “derrière chaque grand homme il y a une femme”. Ensemble, ils créaient. Et pourtant, Mamie a développé très tôt une maladie qui allait transformer son corps et sa motricité : la polyarthrite rhumatoïde. Elle souffrait mais jamais je ne l’ai entendue se plaindre. Elle avait son ange gardien. Elle ne pouvait plus couper sa viande ? Papi lui fabriquait un couteau adapté à sa main. Elle avait du mal à s’asseoir sur le tabouret de la cuisine ? Papi lui bricolait un petit escalier amovible pour y accéder. Papi était un roc, le...

25. Famille et poids de l'aidance

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 27/08/25 9H25 La famille est une des cellules où se concentre la majorité des comportements relationnels dysfonctionnels. Les parents doivent “éduquer” les enfants. Les personnes âgées doivent être aidées par les autres membres. Les frères et soeurs se doivent soutien et assistance. Une sorte de hiérarchie des relations, qui, dès la naissance, vient déposer une obligation au nouveau venu. Qu’en est-il quand le grand-père a violé en secret ses enfants ? Qu’en est-il quand un des membres déménage à l’autre bout du monde ? Qu’en est-il quand la mère est démissionnaire ? Entre ce qui est affiché comme devoir sociétal et la réalité des liens entre les êtres humains, il existe un fossé. Lors d’une projection de “Vivre” en Alsace, j’ai été interpellée par une femme qui souhaitait mon regard sur la situation qu’elle vivait. Cette dame avait environ la soixantaine, et me racontait qu’il y avait une vingtaine d’années, ses parents avaient fait le choix de passer leur retra...

24. Schémas éducationnels et transmission

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 24/08/25 9H34 J’ai 10 ans depuis hier. Il y a 30 ans, je ressentais des émotions par procuration à travers un personnage fictif de livre. Hier, c’est mon propre corps qui me les a faites vivre. J’ai déniché la fauconnière qui est en moi. Je vous souhaite à tous la magie de réaliser un rêve d’enfant.   Ce qui me permet d’attaquer le chapitre traitant de la famille…   La famille, le sang, le lien biologique. Et même dans les cas de couples homoparentaux ou de cellules familiales différentes (enfants élevés par les grands-parents, par les oncles et tantes…)... Tous ceux qui entrent dans la case sociétale “famille”. Avec ses croyances et valeurs associées. Avec le “chemin” familial attendu. En 2025, nous sommes dans une transition sociétale. J’assiste au fil du temps et de mes rencontres à des comportements tout en dualité en ce qui concerne la transmission des valeurs familiales, mais surtout des comportements éducatifs reçus. Une validation ou un rejet...

23. Enfance et identité

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 22/08/25 08H41 Ce matin, je n’ai pas trouvé Hestya dans mon lit. Quand j’ai commencé à bouger, elle n’est pas venue. Elle n’était pas non plus dans la chambre de Mélia ou sur son tapis de bain préféré. Bref, elle n’était pas à l’étage. C’était la première fois. Je descends et c’est un Pumpy prêt à partir en balade et une Hestya fièrement juchée sur le canapé qui m’attendent et me scrutent, l’air de dire “ah, enfin debout !”. Cette nuit, Hestya a préféré le confort solo du canapé et la compagnie de Pumpy à la mienne et mon lit. Ces deux créatures ont donc décidé d’illustrer par les faits mes propos d’hier. Va falloir que je sois prudente avec ce que je raconte désormais… Aujourd’hui, c’est un chapitre particulier que je voudrais aborder. Prenez-le comme une pause après le précédent un peu dense. Quand j’avais 10 ans, sur demande de la professeur de français, j’ai lu “le Faucon déniché”. Je ne me rappelle pas exactement de l’histoire. Mais je me souviens de mes ...

22. Protection de l'intégrité, espace et sécurité

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 21/08/25 8H54   C’est un gros chapitre que je m’apprête à aborder. Celui sur la différence entre les liens affectifs, et la sphère d’intimité. Un chapitre sponsorisé par Pumpy et Hestya. Voilà trois semaines qu’Hestya est arrivée à la maison. Elle a aujourd’hui 4 mois. Mes filles m’en parlaient depuis longtemps et je sentais l’envie d’avoir un chat monter en moi. Je leur avais dit : “ok, mais ce sera un chaton tombé du ciel”. Elles ont bien essayé de faire pleuvoir des chatons, mais c’est par l’intermédiaire de Facebook que cette petite chatte s’est présentée. Elle n’était pas disponible au départ puis la propriétaire m’a recontactée pour me dire que finalement, elle l’était. Entre temps, nos plans de vacances avaient changé, et j’ai donc dû dire à la propriétaire que nous ne pourrons la prendre qu’après nos congés, car il était hors de question d’accueillir la minette dans de mauvaises conditions, il nous était important de la laisser s’acclimater tranquillement...

21. Communication, mental et biais informatifs

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 20/08/25 9H   La communication est l’ensemble des moyens dont nous disposons pour établir un contact avec l’altérité. Elle passe par plusieurs modalités, de la plus proche à la plus éloignée : -           Le contact physique, direct, avec un échange de regard. C’est l’interaction la plus pure à mes yeux, celle où seul l’instinct guide le corps, qui, lui, ne peut pas mentir. C’est une discussion intime entre deux amoureux, c’est un débat enjoué entre deux opposants, c’est une explication claire d’une mère à son enfant. -           La mise en présence physique, mais sans contact direct. On sait que l’autre peut nous voir, nous observer. Il sait que nous pouvons le voir et l’observer. C’est alors autre chose qui vient prendre possession de notre corps : notre mental, qui selon notre ressenti envers la personne, nous fera agir en ce sens. C’est l’homme qui parlera plus fort que d’...

20. Communication et langage non verbal

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 16/08/25 9H28 J’ai été orthophoniste. J’ai été formatée à aider les gens à parler. C’était mon but ultime, sans jamais me poser de questions. Retard de parole, maladie d’Alzheimer, aphasie… Je ne serai utile pour eux que si j’arrivais à les faire parler. C’est mon patient atteint d’aphasie progressive primaire qui a commencé à me faire m’interroger. Cet homme qui perdait le langage peu à peu. Plus la maladie avançait, plus je l’accompagnais dans le deuil de sa parole, de sa voix, même (1) J’ai beaucoup cheminé avec lui. À apprendre le lâcher prise. À comprendre sa maladie. À réaliser pourquoi l’univers l’aidait à ne plus parler, à travers moi. Avec ce patient, la dimension “rééducatrice de la communication” a pris tout son sens. Je n’étais plus simplement rééducatrice du langage. Non, il fallait trouver ensemble un moyen pour que cet homme communique, s’exprime, garde son pouvoir de décision au sein de son foyer. Et je crois savoir que nous avons réussi, grâce au...

19. Amour et distance

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 15/08/25 8H48 Pas de jour férié pour les passionnés. Au contraire, même. Je suis au café, mon lieu d’écriture préféré. Lieu de rencontre par essence. En ce jour d’assomption, les habitués se mêlent aux touristes venus découvrir la cité médiévale. Mais ici, sur cette terrasse, à cet instant, tout le monde est au même niveau : nous buvons tous un café. Cela pourrait être considéré comme un point de départ de rencontre. La rencontre, le point zéro entre 2 individus. La première interaction, la première entrée en contact, le premier regard. Oui, pour moi, sans échange de regard, il n’y a pas réelle rencontre. On dit que les yeux sont le miroir de l’âme. Une vraie rencontre ne peut se faire qu’entre deux âmes. Sans regard, ce n’est qu’un échange d’enveloppes. Et à chaque nouveau regard, c’est une mise à jour de l’état des âmes. Puis la distanciation, chacun repart de son côté. Et des retrouvailles, nouvelle rencontre. Et ainsi de suite. C’est justement une des...

18. Valeurs et Injonctions

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 14/08/25 9H15 Comment connaître sa propre valeur ? Pourquoi ne la connaissons-nous pas de base ? Cela serait plus simple, non ? Telle personne serait douée pour faire pousser des aliments, cette autre pour soigner, ou celle-ci pour enseigner… Ce serait affirmé dès la naissance, livré avec le bébé et l’humain pourrait grandir et croître dans la confiance de la reconnaissance de ce pour quoi il est là. Mais cela ne se passe pas comme ça. L’être humain n’est pas qu’animal, il est aussi être doué d’esprit. D’intelligence. De capacités qui, employées dans le sens de sa valeur, conduisent à la croissance personnelle… Mais à l’inverse, emmènent sur le chemin de l’involution quand elles sont employées contre la valeur réelle de son être. Pourquoi tout ce courant de développement personnel évoque de plus en plus la question de l’enfant intérieur ? Il s’agit simplement de retrouver la forme la plus pure possible de son être, avant que l’esprit de ses parents, de la société puis l...