20. Communication et langage non verbal
16/08/25 9H28 J’ai été orthophoniste. J’ai été formatée à aider les gens à parler. C’était mon but ultime, sans jamais me poser de questions. Retard de parole, maladie d’Alzheimer, aphasie… Je ne serai utile pour eux que si j’arrivais à les faire parler. C’est mon patient atteint d’aphasie progressive primaire qui a commencé à me faire m’interroger. Cet homme qui perdait le langage peu à peu. Plus la maladie avançait, plus je l’accompagnais dans le deuil de sa parole, de sa voix, même (1) J’ai beaucoup cheminé avec lui. À apprendre le lâcher prise. À comprendre sa maladie. À réaliser pourquoi l’univers l’aidait à ne plus parler, à travers moi. Avec ce patient, la dimension “rééducatrice de la communication” a pris tout son sens. Je n’étais plus simplement rééducatrice du langage. Non, il fallait trouver ensemble un moyen pour que cet homme communique, s’exprime, garde son pouvoir de décision au sein de son foyer. Et je crois savoir que nous avons réussi, grâce au...