18. Valeurs et Injonctions
14/08/25
9H15
Comment connaître sa propre valeur ?
Pourquoi ne la connaissons-nous pas de base ?
Cela serait plus simple, non ?
Telle personne serait douée pour faire pousser des aliments, cette autre pour
soigner, ou celle-ci pour enseigner… Ce serait affirmé dès la naissance, livré
avec le bébé et l’humain pourrait grandir et croître dans la confiance de la
reconnaissance de ce pour quoi il est là.
Mais cela ne se passe pas comme ça.
L’être humain n’est pas qu’animal, il est aussi être doué d’esprit.
D’intelligence.
De capacités qui, employées dans le sens de sa valeur, conduisent à la
croissance personnelle…
Mais à l’inverse, emmènent sur le chemin de l’involution quand elles sont
employées contre la valeur réelle de son être.
Pourquoi tout ce courant de développement personnel évoque de plus en plus la
question de l’enfant intérieur ?
Il s’agit simplement de retrouver la forme la plus pure possible de son être,
avant que l’esprit de ses parents, de la société puis le sien, qui se sera
imprégné de ce dysfonctionnement, ne viennent l’enrober de peurs, de règles, de
coutumes, d’habitudes, de croyances, de “c’est comme ça que ça doit se faire”.
Comme beaucoup, j’ai été dans ce moule.
Je suis arrivée à la vie avec un bagage particulier : celui d’être l’enfant
espoir. Celui qui aura aidé son père à surpasser son cancer, pourtant réputé
incurable.
J’ai grandi au sein d’une famille traditionnelle des années 90, dans la
banlieue pavillonnaire de Lyon.
Jusqu’à mes 30 ans, j’ai eu le parcours parfait, vu de l’extérieur.
Enfant modèle, pas de crise d’adolescence, études supérieures, musique, sport,
amis… Puis le petit copain qui deviendra le fiancé, le mari, le papa.
Puis le chien, le cheval, la maison, le monospace.
Puis l’explosion.
L’illusion sociétale a implosé telle une bulle de savon.
La séparation, le divorce, le burn out…
Tandis que
l’on se perd dans le paraître sociétal, on s’éloigne de sa propre raison
d’être.
Plus on se détache de ce qui nous a été ajouté par l’extérieur, plus on se
rapproche de notre humanité.
Aujourd’hui, à 41 ans, je me sens libre de toutes les injonctions sociétales.
Libérée du poids des croyances, des peurs extérieures à moi. Celles qui avaient
façonné un paraître non authentique.
Il y a peu, j’ai lu qu’une étude avait déterminé qu’il n’existait que 2 peurs
innées chez les humaines : la peur des hauteurs et celle des sons forts.
Toutes les autres peurs (araignées, serpents, chiens, se faire tromper, mourir,
etc…) sont des peurs acquises, inculquées par la société.
Rappelez-vous mon passage sur le contrôle du corps des femmes, dicté par la
peur…celle de ne pas transmettre à la bonne lignée.
Il me paraît primordial de comprendre ces mécanismes à l’origine des dysfonctionnements relationnels.
Il n’existe que deux directions pour l’être humain : soit il avance dans la
confiance, dans l’amour de lui et des autres, soit il avance contre.
Et donc dans la peur.
Contre sa propre évolution.
Contre lui-même.
Je dis qu’il avance contre, mais en réalité, il s’agit simplement de choisir de
ne pas avancer dans cette direction, une lutte contre ce qui est. Parce que
pendant qu’on pense avoir pris la décision de ne pas s’engager dans la
direction qui nous fait peur, la Terre tourne encore et le temps passe.
L’immobilisme n’existe pas, nous refusons simplement de le voir, consciemment
ou pas.
Ainsi, lorsque deux personnes sont en
interaction, quelle que soit la nature de leur relation, le fruit de leur
échange nourrira soit l’amour (la confiance, le respect, la valorisation…) soit
la peur ( la domination, la dévalorisation, la hiérarchisation…).
Il en va de la responsabilité des individus de prendre conscience de ce fait,
afin de faire le choix de poursuivre ou non cette interaction.
“Ma mère passe son temps à me critiquer”, “mon patron n’a pas respecté ma
demande de congés”, “mon mari me ment” … Ces phrases classiques… Dont on ne
réalise pas l’impact négatif sur notre propre individualité, sur le respect de
notre besoin de croissance personnelle.
Fort heureusement, en 2025, je constate la
tendance à la reprise du pouvoir de chacun : des parents à éduquer librement,
des hommes à assumer leur masculinité saine, des femmes à affirmer leur
pouvoir…
La prise de conscience des dysfonctionnements collectifs au cours de l’histoire
est collective.
Et je me réjouis de tous ces contenus parfois subversifs sur les réseaux
sociaux, mais qui ont le mérite de souvent me faire éclater de rire devant la
créativité incroyable de ses réalisateurs.
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