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29. Relations et contacts corporels

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 31/08/25 8H47   J’ai hésité sur le thème du jour. Je me demandais si j’allais rester sur ma lancée : passer de la vulnérabilité à la mort. Et aborder le deuil de la personne physique. Ou bien laisser ça pour plus tard, tout en m’interrogeant sur l’utilité de le faire un jour, puisque j’ai finalement déjà pas mal abordé de quoi appréhender la perte au fil des pages.   J’ai envie de parler d’amour ce matin.   Evidemment que j’en ai parlé en filigrane tout au long de ces pages. Mais après avoir traité les liens sociétaux et familiaux, à savoir les liens innés, il est temps de parler des liens que l’on se crée, les liens amicaux et amoureux, les liens acquis.   À ce jour de mes réflexions, il n’existe pas de grosses différences à mes yeux entre les relations amicales et amoureuses. Ce qui va faire la frontière sera le niveau de connexion et d’engagement entre les personnes. Le fait de se choisir pour tel ou tel but. Et le degré d’intimité, la place...

28. Image de la vieillesse et responsabilité

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 30/08/25 9H14   La question du deuil est finalement celle de toute une vie. J’aime à rappeler que chaque instant est le deuil du précédent. En ce qui concerne le deuil de notre propre vie, de notre propre être, et ce qui relève du contact avec notre propre mort, c’est avec une notion essentielle que je rappelle souvent en conférence que je souhaite l’introduire : La vieillesse est la seule étape de la vie que nous abordons uniquement par le prisme de l’autre. Nous avons tous été enfants : nous pouvons tous nous mettre à la place d’un enfant. Il nous est tout à fait possible d’être en empathie face à cet enfant qui grimace devant un plat qu’il n’aime pas, ou au moment de faire ses devoirs, ou lors d’un instant de frustration. Il en est de même pour la perte d’autonomie. Nous avons tous été en incapacité à un moment : nous pouvons expérimenter le handicap. Il aura suffi de se casser le bras, être trop petit pour attraper les pâtes sur le rayon du haut, ou perdr...

27. Démence et perte d'identité

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 29/08/25 8H55 La maladie d’un proche nous pose face à notre propre reflet, et nous oblige à affronter une certaine projection de nous. Et généralement, dans le cas de la dégradation de la santé, il s’agit rarement d’une vision confortable pour nous. Un proche malade, c’est la double peine. C’est non seulement affronter ce miroir de ce qui peut nous arriver nous-même, dans un futur possible, tout en gérant au présent les désordres émotionnels dans le lien affectif avec la personne malade. Il y a quelques temps, Maman me parlait d’une amie dont la mère présentait une démence fronto-temporale. Il s’agit d’une maladie neuro-dégénérative touchant les aires cérébrales responsables de l’inhibition, de la planification, et des fonctions exécutives. La personne malade voit son comportement évoluer au fil du temps, oubliant peu à peu tout filtre social. Quand j’étais orthophoniste, les demandes de suivi pour démence fronto-temporale étaient redoutées : c’était mains aux fesses sys...

26. Alzheimer et dépendance

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 28/08/25 9H04 Je ne vous ai pas encore parlé de ma Mamie. Marie. Elle illustre de son beau sourire l’ouvrage “Vieillir chez soi”. Le livre de sa petite-fille. Et pourtant, Marie ne sait plus qui est Aurélie Aulagnon. Alzheimer a décidé de lui grignoter ses souvenirs. Papi et Mamie formaient un couple soudé, uni, complémentaire. Leur amour était sincère, et il existait un respect incroyable entre eux. Ils étaient l’illustration à mes yeux de “derrière chaque grand homme il y a une femme”. Ensemble, ils créaient. Et pourtant, Mamie a développé très tôt une maladie qui allait transformer son corps et sa motricité : la polyarthrite rhumatoïde. Elle souffrait mais jamais je ne l’ai entendue se plaindre. Elle avait son ange gardien. Elle ne pouvait plus couper sa viande ? Papi lui fabriquait un couteau adapté à sa main. Elle avait du mal à s’asseoir sur le tabouret de la cuisine ? Papi lui bricolait un petit escalier amovible pour y accéder. Papi était un roc, le...

25. Famille et poids de l'aidance

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 27/08/25 9H25 La famille est une des cellules où se concentre la majorité des comportements relationnels dysfonctionnels. Les parents doivent “éduquer” les enfants. Les personnes âgées doivent être aidées par les autres membres. Les frères et soeurs se doivent soutien et assistance. Une sorte de hiérarchie des relations, qui, dès la naissance, vient déposer une obligation au nouveau venu. Qu’en est-il quand le grand-père a violé en secret ses enfants ? Qu’en est-il quand un des membres déménage à l’autre bout du monde ? Qu’en est-il quand la mère est démissionnaire ? Entre ce qui est affiché comme devoir sociétal et la réalité des liens entre les êtres humains, il existe un fossé. Lors d’une projection de “Vivre” en Alsace, j’ai été interpellée par une femme qui souhaitait mon regard sur la situation qu’elle vivait. Cette dame avait environ la soixantaine, et me racontait qu’il y avait une vingtaine d’années, ses parents avaient fait le choix de passer leur retra...

24. Schémas éducationnels et transmission

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 24/08/25 9H34 J’ai 10 ans depuis hier. Il y a 30 ans, je ressentais des émotions par procuration à travers un personnage fictif de livre. Hier, c’est mon propre corps qui me les a faites vivre. J’ai déniché la fauconnière qui est en moi. Je vous souhaite à tous la magie de réaliser un rêve d’enfant.   Ce qui me permet d’attaquer le chapitre traitant de la famille…   La famille, le sang, le lien biologique. Et même dans les cas de couples homoparentaux ou de cellules familiales différentes (enfants élevés par les grands-parents, par les oncles et tantes…)... Tous ceux qui entrent dans la case sociétale “famille”. Avec ses croyances et valeurs associées. Avec le “chemin” familial attendu. En 2025, nous sommes dans une transition sociétale. J’assiste au fil du temps et de mes rencontres à des comportements tout en dualité en ce qui concerne la transmission des valeurs familiales, mais surtout des comportements éducatifs reçus. Une validation ou un rejet...

23. Enfance et identité

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 22/08/25 08H41 Ce matin, je n’ai pas trouvé Hestya dans mon lit. Quand j’ai commencé à bouger, elle n’est pas venue. Elle n’était pas non plus dans la chambre de Mélia ou sur son tapis de bain préféré. Bref, elle n’était pas à l’étage. C’était la première fois. Je descends et c’est un Pumpy prêt à partir en balade et une Hestya fièrement juchée sur le canapé qui m’attendent et me scrutent, l’air de dire “ah, enfin debout !”. Cette nuit, Hestya a préféré le confort solo du canapé et la compagnie de Pumpy à la mienne et mon lit. Ces deux créatures ont donc décidé d’illustrer par les faits mes propos d’hier. Va falloir que je sois prudente avec ce que je raconte désormais… Aujourd’hui, c’est un chapitre particulier que je voudrais aborder. Prenez-le comme une pause après le précédent un peu dense. Quand j’avais 10 ans, sur demande de la professeur de français, j’ai lu “le Faucon déniché”. Je ne me rappelle pas exactement de l’histoire. Mais je me souviens de mes ...