Articles

17. Identité et Valeur

Image
 13/08/25 9H09 Il y a quelques semaines, j’ai fait le choix de changer la dénomination de mon activité professionnelle. Parce qu’il en faut bien une. Il y a 7 ans, j’étais orthophoniste. Il y a 5 ans, je suis devenue consultante en gérontologie Il y a 5 mois, je suis passée consultante en lien social. Et depuis quelques semaines, je me suis attribué le titre d’”alchimiste sociale”. Du plus conventionnel, accepté, connu, catégorisable, à l’inclassable, à la case créée de toutes pièces. Et pourtant, jamais je ne me suis aussi sentie en accord avec une case. Certainement parce que je suis la seule à l’occuper. Je l’ai créée administrativement, sociétalement. Et pourtant cette dénomination s’est imposée à moi, de manière totalement naturelle. Mes différentes “professions” reflètent les étapes de ma vie où j’ai tenté de rentrer dans le moule imposé par la société. L’orthophonie, la profession bien vue, lisse, reconnue. Mais dans laquelle j’étouffais. D’impuissance. Plus...

16. De la complémentarité à la hiérarchie

Image
 11/08/25 10H01 Nous ne sommes pas “que” des animaux. Nous n’aurions pas évolué si ça avait été le cas. Les espèces animales n’évoluent pas si elles restent uniquement entre elles. Elles suivent leurs propres règles. Elles sont toutefois amenées à se développer en raison d’éléments extérieurs à leur espèce, que ce soit dû à des évènements naturels ou par la faute de l’homme et des impacts écologiques. Pour l’humain, cela se passe différemment. Il évolue au contact de son semblable. Pas forcément dans le bon sens… C’est à mes yeux l’impact du collectif, le “faire société” qui y conduit, avec la mise en place de ses propres règles, allant à l’encontre parfois de la nature. Des règles dictées par des peurs. J’ai ma propre théorie mêlant capitalisme, patriarcat et désastre écologique. Je ne vais aborder ici que le premier lien, la question écologique en est finalement une conséquence, et ce n’est pas le thème de cet ouvrage. Je l’aborde dans un article sur mon blog ...

15. Reproduction et instinct

Image
8/08/25   9H03 J’ai parlé du lien à soi, du lien aux animaux… Il est temps de parler des liens aux autres. Quel premier lien l’humain expérimente-t-il en arrivant sur Terre ? Celui qui dès son premier cri lui fait ressentir l’inter-dépendance à l’autre ? Celui dont il devra apprendre à se détacher pour grandir seul ? La famille, évidemment. Le premier lien, de fait, de sang, de nom. Que le terme de famille soit associé ou non avec la question affective, la descendance, la transmission génétique, biologique existe. J’aborde dans ce chapitre la question du lien de sang, physique, matérielle. Nous parlerons peut-être plus tard de la famille qu’on se crée. D’ailleurs, la sémantique est pertinente : on se “crée” une famille, on cherche à attribuer des liens aussi forts que celui du sang à d’autres personnes non issues de la même lignée. La famille, donc. L’ascendance qui engendre la descendance. Les générations.   Prenons l’histoire par le début. Pour créer u...

14. Amour, liberté et domination

Image
 7/08/25 8H57 La mort d’Eden avait laissé des traces. Chez tous les membres de la famille. Il nous a fallu du temps pour accepter, digérer, guérir. Nous aurions pu replonger directement dans une nouvelle relation avec un chien, comme on plongerait dans un nouveau couple pour oublier l’échec du précédent. Mais non, il a d’abord fallu panser les plaies. J’avais déjà évolué depuis la mort de Léïa. Nous étions accaparés par la construction de notre maison, ce n’était pas le moment d’ajouter des contraintes, même si nous savions qu’un jour un nouveau chien nous rejoindrait. Nous saurions quand ce serait le moment. Quelques jours après la pose de la clôture du terrain, alors que je zone sur Facebook, je tombe sur une photo d’un chien, postée par une association de sauvetage. Officiellement, un croisé berger-allemand/husky d’1 an. Le coup de foudre, je sais que c’est lui. Si comme mes chiennes, c’est encore un croisé, c’est un gros changement par rapport à mes chiens pr...

13. Vie, Mort et Foi

Image
14H12 Léïa m’avait appris l’amour inconditionnel, celui qui fait qu’on accepte l’autre dans toute son intégrité, dans toute son incontinence en l’espèce. Vous aurez compris que je ne fais aucune distinction dans mes écrits et dans mes pensées entre les types d’amour. L’amour que l’on porte aux animaux n’est pas moins fort que celui que nous portons aux humains : ils ont pour point commun qu’ils sont dirigés tous les deux envers des êtres, des sujets animés. Et chacun est en capacité de donner et de recevoir de l’amour, humain ou animal. C’est ce qui me permet de proposer une première définition de l’amour : un échange, un partage entre plusieurs parties, sans attente, sans condition. C’est Eden, ma 2ème chienne, qui viendra préciser cette définition. Nous n’avons pas attendu après le décès de Léïa. Anaëlle avait un an, la prudence me commandait de prendre davantage un chiot dont nous connaîtrions l’histoire plutôt qu’un rescapé de la SPA. Et c’est vers une croisée, encore, ...

12. Handicap et acceptation

Image
6/08/25   9H06 Je n’avais pas abandonné l’idée d’avoir un chien. Un chien, pas un chat. Cette nuance est importante, je comprendrai pourquoi bien des années plus tard. Mes parents ont tenu bon. “Tu feras ce que tu voudras quand tu seras chez toi”, je vous rappelle. J’ai emménagé chez moi un samedi, le dimanche j’étais à la SPA.   Mon fiancé et moi sommes revenus avec Léïa, croisée Rottweiler/Beauceron. Une crème de chienne qui subissait le délit de faciès lié à la vague d’attaque de chiens d’alors. Quelques jours après son arrivée, nous découvrions les réelles raisons de son abandon: une malformation qui la rendait incontinente. Et pourtant, à aucun moment il ne nous est venu à l’esprit de la ramener à la SPA. C’est elle qui nous avait choisis. Première confrontation à la perte d’autonomie pour moi.   Nous nous sommes adaptés à elle. Elle nous a suivis de partout. Malgré le handicap. Toute sa vie, je lirai dans ses yeux la reconnaissance de l’avoir ...

11. Altérité et reflet

Image
 1/08/25 9H34 Il serait bien long de raconter les 20 ans de partage de vie avec Yung, et tout ce qu’il m’a enseigné. Yung, que j’orthographie ainsi pour la première fois dans cet ouvrage, fidèle à ses papiers d’origine, mais que j’avais alors choisi de nommer « Young », n’aimant alors pas la couleur germanique de son nom originel. Aujourd’hui, je fais le choix de lui rendre toute sa pleine identité, qui s’est révélée par mes compréhensions de ces derniers mois, vous saisirez pourquoi dans quelques lignes. Quelques mois après avoir commencé à monter Yung, le jour de mes 20 ans, j’ai gagné dix mille euros au jeu à gratter du Millionnaire (oui, véridique, comme quoi ça n’arrive pas qu’aux autres). Je ne connaissais encore pas la loi de la manifestation, ce fameux truc qui fait en sorte que quand tu obtiens les moyens de mettre en œuvre tes projets quand tu n’attends plus rien. Ma première pensée a été “je vais acheter un cheval”. Et manifestation encore… Quand Jul...